MES NUITS BLANCHES

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Mes nuits blanches / création en cours

Une rencontre entre deux collectifs

La Gonflée

La Gonflée, c’est une association d’architecture légère et temporaire née de la rencontre entre dix jeunes architectes diplômés d’état et une caravane Sterckemann EL-40 des années 80.

Lors d’un premier chantier de réhabilitation de cette caravane en 2015, un collectif se forme, alliant sensibilités diverses et expériences multiples : chantiers participatifs, animation d’ateliers, concertation citoyenne, urbanisme, scénographie, musique, photographie, menuiserie …

Leur premier projet, la Caravane Gonflée, permet par sa mobilité et sa légèreté d’activer temporairement l’espace public. Grâce une scène et une structure gonflable de 50 m2, le public accueilli assiste des performances artistiques les plus diverses, telles que des concerts, des projections, des spectacles en ombres chinoises …

Cette diversité de programmes est permise par la flexibilité qu’offre le dispositif de la caravane. Fonctionnant de manière autonome, la scène s’ouvre au cœur de l’espace public et rassemble autour d’elle les spectateurs. Couplée à sa structure gonflable, elle devient un repère, un objet lumineux et vivant, sur lequel les images projetés et les jeux d’ombres prennent corps.

Par ce projet et les autres réalisations et événements qu’il propose, le collectif prône une ouverture de la culture au plus grand nombre, mais aussi une pratique plus sociale, accessible et libre de l’architecture, qui devient entre leurs mains un moyen de transformation immédiate du territoire.

 

Mes nuits blanches

Dans la bulle de la Gonflée, huit acrobates sont les lions en cage du spectacle. C’est dans cette piste close qu’ils évoluent durant 50 minutes.
Le médium, qui rassemble le public et les artistes, est la toile blanche de la caravane gonflée. C’est sur cette surface qu’ombres des artistes et pensées du spectateur se projettent.

Manège de silhouettes, c’est l’image d’un kaléidoscope géant que la combinaison des corps a lieu via les techniques d’acrobatie, d’équilibre, de jonglage et de portés.
Ces huit corps vont se rejoindre, s’agencer, se multiplier l’infini en un ballet mécanique. Grâce aux techniques de projection de l’image, les ombres des artistes emmènent vers l’imaginaire : corps immenses et minuscules se côtoient, acrobates et équilibristes ont six bras ou deux têtes.

Des clowns s’échappent parfois de la toile pour aller jouer avec le public, la réalité, laissant parfois leurs ombres prisonnières ou rebelles à l’intérieur de la toile.

Partant du constat que l’espace public est surexploité par l’urbanisme, l’industrialisation, l’agriculture, les zones de commerce, de chantiers, les nouveaux quartiers, des interrogations surviennent alors. Où sont les espaces vides ? Dans quelle mesure ces espaces se font nôtres, fragrance de notre imaginaire ? Par quelle façon peut-on trouver des moyens de rêver même dans la construction / transformation / déconstruction de nos paysages urbains.

Et si nous avions le choix ? Par quoi souhaiterions-nous les remplacer ?
Le projet Mes nuits blanches s’interroge sur la vision que nous avons de notre environnement, en y apposant des filtres comme tentatives ouvertes et poétiques de réponses.

 

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